enfants dans la nature

Source : FlickR

Ah les stéréotypes ! Qu’on soit parents d’enfants ou non, je pense qu’on en entend tous parler, on peut en souffrir ou en être fier d’appartenir à un sexe. Non je n’entrerai pas dans la polémique de la théorie du genre ici, la politique, ce n’est pas mon truc. Souvent c’est tout blanc ou tout noir  mais moi je me méfie des extrêmes. Je suis plutôt en 50 nuances de gris (ah ah ah ;-)).

Les étiquettes

La nature puis l’administratif nous a collé à la naissance une étiquette : fille ou garçon. Et il faut bien l’avouer, notre société aussi. On s’attend à ce qu’on adopte certains comportements,  certains goûts en fonction de la « case » dans laquelle on est.

Mes trois mômes, fille et garçons, font et ont le droit à être en colère, à pleurer, à exprimer leurs sentiments. Pourtant si je suivais ces étiquettes, WonderGirl serait belle et se tairait et mes fils n’auraient pas le droit de pleurer.

De par mon expérience avec ma mère, j’ai vu ce que ça donne la répression des sentiments. Elle était une petite-fille sensible, elle a été matée. Jusqu’à mes 33 ans, je ne l’avais vu pleurer en public que le jour de la mort de mon père et le jour de son enterrement. Je ne l’avais pas vu se mettre en colère une seule fois, jusqu’à ce que je tombe enceinte de mon deuxième enfant. Là les vannes ont lâché, elle a craqué, la conduisant en partie à sa vie actuelle.

Je ne veux pas de ça pour mes enfants. Je veux qu’ils puissent exprimer leurs pensées et sentiments. Pour ne pas étouffer sous eux et craquer comme leur grand-mère.

Si je suivais les étiquettes, WonderGirl ne jouerait pas aux petites voitures avec ses frères (et ne jouerait pas du reste du tout avec eux) et WonderKid ne jouerait pas au papa avec les poupons de sa soeur. Comment s’étonner que si peu d’hommes s’impliquent dans la vie de leur foyer si on ne laisse pas les garçons essayer aussi les jeux « de fille » ?

Le principe égalitaire

« Liberté, égalité, fraternité« , la devise française, je la fais mienne pour élever cette petite fratrie. Je m’insurge quand WonderGirl avait un moment pris le plis de débarasser seule la table ou quand ses frères, profitant du filon « ma petite soeur est passionnée du rangement », lui filait le « sale boulot ».

Mais en revanche, je tente de les mettre face à des responsabilités qu’ils auront à prendre un jour. Mes fils ont déjà passé l’aspirateur avec moi, m’aident à l’occasion à m’occuper du linge. Et pas seulement leur soeur.

Et le plus bel exemple, c’est celui que nous pouvons leur donner, nous parents, dans le partage des tâches. J’ai la chance d’avoir un mari qui cuisine les 3/4 du temps, qui fait les courses, qui aide au linge et qui, à l’occasion, passe l’aspirateur ou lave le sol. Mes enfants m’ont déjà vu poncer l’escalier et jardiner. Voilà.

Extrémisme ou respect de leurs envies ?

A l’inverse, bannir les jouets « genrés », le rose pour ma fille et le bleu pour mes fils, rien que pour éviter qu’ils ne s’enferment dans les stéréotypes, je ne l’ai pas fait. Je pense que le mieux est de leur expliquer mais aussi de leur offrir la possibilité de tester toutes les activités, qu’elles soient connoctées « masculines » ou « féminines ».

Cela me vient de mes parents, j’ai été élevée comme ça. Le dimanche matin, c’était mon moment avec mon père. On allait voir les chevaux dans la ferme d’en face, on les nourrissait, on changeait la paille, on faisait un peu d’équitation. Et certains dimanches, il bricolait, avec moi à ses côtés. Je le remercie de ses moments de complicité mais aussi que, grâce à son partage, j’ai su bricoler un peu et jardiner (nous avions un jardin de 100 m2) quand il est tombé gravement malade et quand il est décédé. Je n’ai pas été enfermée dans mon genre féminin.

J’avais envie d’apprendre ces activités et il m’a écouté.

Quand mes enfants veulent faire un gâteau et apprendre la cuisine, je la fais avec eux. Quand WonderBoy a voulu faire du canevas à ses 7 ans (je brodais), je lui en ai acheté un.

Quand mon mari fait du petit bricolage et que WonderGirl veut le suivre, je la laisse.

WonderGirl est heureuse de porter ses déguisements de princesse le mercredi, elle aime le rose mais elle préfère porter des pantalons à l’école et fait des courses de voiture avec WonderKid.

WonderKid est fan de super héros et de Star Wars mais il aime aussi jouer à la dînette et promener les poupons dans leur poussette.

WonderBoy aime jouer à la guerre, aux espions mais il aimerait apprendre à coudre, activité qu’on destine aux petites-filles (regarde le design des machines à coudre pour enfant…elles ne sont qu’au rayon fille !)…et pourtant les plus grandes couturières sont en fait des hommes !

 

Alors stéréotypes ou pas, l’importance, c’est qu’ils soient heureux de faire ce qu’ils font, de faire ce qui les fait vibrer, ce qui leur fait envie, qu’ils laissent s’épanouir leur personnalité, sans pression du genre !

Et toi, que penses-tu des stéréotypes ?

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C’était ma participation à mon rdv les #jeudiseducation .

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Ils parlent aussi des stéréotypes : Papa Blogueur, Tite Pomme Zen, Maman Mammouth, WoodyBeauty

Ils parlent aussi d’éducation : aider bébé à faire ses nuits, voyager avec de jeunes enfants, oui ou non ?

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Les deux prochains jeudis, pas de rdv sur mon blog mais si tu parles éducation pendant ce temps-là, je te rajouterai avec plaisir à ma liste de participants le 12 mars.

En parlant du 12 mars, sais-tu que les jeudis éducation soufferont leur première bougie ? A cette occasion, je te laisse libre du sujet de ce jour-là ! 😉

 

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