Regarder, disséquer, juger. Voici trois choses, trois actes faits par les autres qui m’ont le plus étonner dans le fait de devenir mère. Surtout que ces actes sont à visée négative la plupart du temps. Les autres jugent souvent sévèrement les mères. Ce poids du regard des autres peuvent devenir une gène, voire entacher une relation, sans doute de mauvaise qualité mais surtout il rabaisse celle qui en est le plus victime.

Car ne nous leurrons pas, la critique négative, c’est la mère qui se la prend. Le père reste encensé, surtout quand il est impliqué et ses défauts sont quasi transparents aux yeux des autres.

Ces jugements hâtifs, sans connaître la vie des autres, sans avoir à vivre leur vie, avec leurs contraintes, me hérissent de plus en plus le poil.

J’ai encore du mal à ne pas être affectée par ces remarques acides, par ces piques lancées sur le ton de l’humour (mais dites de façon répétitive sur une journée et à chaque rencontre).

En revanche, avec l’âge, j’élague, j’évite ces personnes toxiques dans la mesure du possible.

Souvent je me dis qu’elles pointent chez moi ce qui cloche chez elle, pour se rassurer. Me dire que je suis une mère complètement débordée, à la ramasse avec mes trois gosses, n’est-ce pas me dire qu’elles le sont elles-même ?

Je n’ai jamais osé critiquer une femme sur la façon dont elles élèvent leurs enfants, même quand je vois des choses que je ne fais pas avec les miens. Je sais qua souvent on fait ce qu’on peut, du mieux qu’on peut et de la façon dont on envisage la maternité et chacun voit midi à sa porte

Moi ce que je voudrais c’est un peu de respect. Et si on ne m’apprécie pas, pourquoi vouloir alors me fréquenter ? Les gens se permettent souvent de me coller mes quatre vérités et je suis trop « bien élevée » pour leur répondre vertement. Mais quand on me cherche trop, je me ferme comme une huître.

La plupart du temps j’arrive à faire la part des choses en listant dans ma tête les bons côtés de mes enfants, les bonnes choses de l’éducation qu’on leur a donnés (et qu’on continue à leur donner).

Le pire, c’est quand, par fatigue, je prends pour argent comptant ce qu’on me dit et me remet en question. Je me dis alors que si on ose me le dire, ce que, vraiment, je dois être cette mère qu’on me décrit. Mais quand on me voit dans les grosses périodes de fatigue où mes problèmes de santé reprennent le dessus, oui j’ai du mal, surtout quand les mêmes se montrent sous leur mauvais côté (dû à la fatigue, à la jalousie dans la fratrie etc).

Ca ne fait pas forcément de moi la pire des mères, pas la meilleure non plus, je connais mes failles.

Mais je sais au fond de moi que je suis la meilleur mère que je peux être.

 

Et toi, le jugement des autres, il te fait quoi ?

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Ma participation au rdv les #jeudiseducation sur le thème du regard des autres.

La semaine prochaine nous parlerons « alimentation ».

 

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