Lorsque je vois ma maison, je peux être contente d’avoir un toit sur ma tête certes, mais j’ai toujours cette boule dans la gorge d’un travail sans fin, d’une maison à jamais en travaux, inachevée… C’est une 1930 où il faut toujours faire quelque chose et le temps de s’appliquer à un endroit, le reste quémande un coup de pinceau, de papier-peint ou d’un bon coup de bêche.

Certains pourront me comparer à une éternelle insatisfaite. Je ne peux nier le fait d’être assez carrée et de passer plus de temps que d’autres à faire les poussières, le ménage ou ranger les jouets des enfants qui traînent partout, surtout pendant les vacances (et d’avoir toujours cette impression de n’avoir rien fait, sigh !). Allergie à la poussière oblige, quelle saloperie, je vous jure.

Mais j’ai le droit et je le revendique d’avoir des RÊVES !

N’en déplaise alors à certaines langues trop pendantes qui aiment critiquer facilement, mais tournent leur nez lorsque MOI j’ose timidement de me rebiffer. Marre, de marre de ces gens pourtant soit-disant « amis » à certaines périodes de ma vie et ensuite s’enfuient après avoir craché leur venin. Je suis blessée de ces retours acerbes et mesquins sans pour voir parler comme je l’entends parce que je suis poli et j’ai des principes.

Revenons à mes envies du moment. Partir loin de la ville, à la campagne, tranquille, avec du paysage, pourquoi pas de la montagne, de la verdure, dans un village, car trop isolé tout de même ça craint. Le must, en Bretagne dans une longère toute retapée du rez-de-chaussé au grenier, avec des VELUX neuf et une toiture traditionnelle, à quelques distances respectables de la mer azurée du Sud du département des hommes au chapeau rond. Et bien entendu déjà rénovée hein, plus envie de vivre sans cesse dans les travaux avec un planning de ministre pour chacun de nous et jamais en voir le bout. Je suis jalouse de ces maisons neuves, de ces photos sur Instagram qui nous vendent du rêve.

Avec mon boulot à la maison (si, si, je suis chef de ma petite entreprise, même si j’entends trop souvent que je suis mère au foyer RHAAAAAAAAAAAAA) cela ne poserait pas de soucis, mais WonderDad, c’est une autre histoire. Pourtant lui aussi voudrait partir ailleurs…

Les enfants eux-même n’arrêtent pas de me dire que le jardin est trop petit, sale, moche, avec des murs de 2m50 de haut, qu’ils veulent tout le temps aller au parc ou se promener…

Bref, suis-je vraiment la seule à me sentir étriqué dans notre petite 1930 ? Oui je crois bien que non, mais comme beaucoup je dois ronger mon frein et faire avec ce que j’ai, car je sais pertinemment que ce n’est pas demain la veille que nous trouverons la maison idéale de nos rêves. Surtout que je dois aussi penser à ma mère en maison de retraite gériatrique et mes tantes qui se font vieilles et pas forcément en très bonne santé. Et oui, encore la pauvre poire à s’occuper de tout le monde sauf de sa personne, mais bon le reste de la famille elle s’en fiche bien.

Bon j’arrête là mes lamentations, je dois allez m’occuper, de la maison, gérer les enfants (oui, oui je les garde à la maison pendant les vacances, pas le choix) en plus de mon boulot, faire à manger pour le retour de WonderDad (merci à lui de revenir tous les midis) et peut-être, avec de la chance, avoir 5 minutes pour moi d’ici ce soir lorsque je m’endormirais comme une masse en couchant un de mes enfants (dans leur lit en prime).

Vive ma vie de maman 3.0 à 200 à l’heure.

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