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Ce moment, pris en photo par un sage-femme (j’ai bien dit « un » ;-)), restera à tout jamais gravé dans ma mémoire. Quand je pense à la naissance de WonderBoy, à mes premiers instants de maman, c’est celui qui me revient en premier. C’est en voyant mon fils dans les bras de son papa, alors âgé de 38 minutes (alors que l’on me l’avait pourtant déjà présenté en salle de césarienne), que j’ai compris alors que j’étais maman.

Je ne suis pas devenue maman quand je l’ai entendu crier.
Je ne suis pas devenue maman quand on m’a fait voir son crâne à la limite du champ opératoire (tu sais, le drap qu’ils tendent pour qu’on ne voit pas l’opération).
Je ne suis pas devenue sa maman quand nos regards se sont croisés et que je lui ai souhaité la bienvenue en l’appelant par son prénom pour la première fois.

Non.
Ce moment, c’était la réalisation d’un rêve vieux de 2 ans, quand j’ai eu envie d’un enfant de l’homme de ma vie.
Ce moment, c’était celui que j’ai eu peur de ne jamais connaître au cours de 7 semaines qui venaient de s’écouler.
Ce moment, c’était celui qui me disait que notre lutte à toutes les trois contre la prématurité n’avait pas été vaine, que nous étions chanceux, WonderBoy et moi, de nous connaître et que nous soyons en bonne santé tous les deux. Que d’autres n’avaient pas eu cette chance.

C’est à ce moment là qu’ont coulé mes larmes de joie, celles dont je me souviendrais toute ma vie.

10 ans se sont presque écoulés depuis et là je sens d’autres larmes de joie piquer le coin de mes yeux. Je l’aime mon fils mais si souvent, je lui montre mal. Une pudeur mère/fils peut-être…

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C’était ma participation au rdv #53billetsen2015 pour Agoaye (thème : les larmes de joie) et au rdv « la minute de bonheur » de Maman Geekette.