« Mais de quoi tu te plains ? », « ça doit être génial pour l’école »… voilà quelque unes des réflexions que j’entends quand je dis que mon grand est perfectionniste. Bonne ou mauvaise nouvelle, vraiment ? Pour vivre avec, je sais que ça n’a pas toujours du bon.

« Maman, attention, mes notes sont nulles »

Hier j’ai signé ses derniers évalutations. Pourtant il m’avait prévenu : une floppée de notes comprises entre 16 et 20 sur 20… et une et une seule malheureuse note, juste avant les dernières vacances en dessous de la moyenne, un 9,5 sur le passé simple. Une seule note et alors, toutes ses notes étaient nulles… (soupirs).

 » Je suis nul en anglais »… avec 19,5 de moyenne… parce qu’il ne comprend pas les paroles d’une chanson qu’il entend… »Mais toi tu comprends plus que moi »…et moi j’ai combien d’années d’anglais derrière moi…

Le perfectionnisme : cadeau ou plaie ?

Pour moi c’est un cadeau empoisonné. Un cadeau car les employeurs adorent les employés ayant cette qualité oui c’est vrai.

Mais pour celui qui le vit, ça peut tourner au cauchemar, à rechercher le résultat parfait, en tout lieu et en toute circonstance. J’en sais quelque chose, malheureusement. Avec le temps et la maternité, j’ai appris à baisser mon niveau d’exigence, je ne peux mettre mon énergie partout et il est bien connu que le mieux est l’ennemi du bien. Je cantonne la recherche de perfection à ma vie pro, à tout ce qui touche finalement l’extérieur.

J’ai appris à relativiser pour un gâteau raté…

L’héritage maternel

Etant l’aîné de la fratrie, mon grand m’a vu aux prises avec ce perfectionnisme qui était alors encore très fort chez moi. Avec le temps j’ai relativisé donc mes deux autres enfants m’ont connu moins exigeante avec moi-même. Pourtant aux dires de la maîtresse de WonderGirl, elle semble suivre le même chemin, refaisant ses exercices (bons) pour en fournir une version qu’elle existe plus parfaite à sa maîtresse.

Ce perfectionnisme, c’est la patate chaude que m’a refilé mon père, je le sais. Il reste à beaucoup de points de vue un modèle par le haut niveau moral qu’il avait pour lui, son travail, sa famille. Ce perfectionnisme qui a entraîné tant de stress et l’a conduit au cimetière à 43 ans.

Le perfectionnisme, le symptôme extérieur de celui qui n’a pas confiance en lui, en ces capacités et qui se juge toujours comme moins bien que le voisin.

Un démon contre lequel je lutte depuis si longtemps « trop perfectionniste » remarque sur mes bulletins, « on n’est pas obligé de faire une truc parfait » me sort chéri…

Restaurer l’estime de soi, une priorité

WonderBoy entre au collège en septembre dans une classe bilangue et ne se voit pas réussir. Je compte sur l’équipe enseignante pour restaurer son estime de lui au niveau scolaire.

Au niveau familial, je continue à lutter contre mon propre perfectionnisme, la méditation ne doit pas y être étrangère mais c’est une piste que je ne peux proposer à mon fils qui range cette pratique dans le lot des « foutaises » O_o

Insister sur les efforts fournis, plus que sur les notes, passer du temps avec lui, l’aider à prendre son envol d’homme, voilà quelques unes des pistes que je compte suivre dans les mois qui viennent.

Si tu as d’autres idées, je suis preneuse bien sûr !

Et toi tu as des perfectionnistes à la maison ?

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C’était mon #jeudiseducation sur un thème libre. La semaine prochaine, nous parlerons du thème « élever une fille ».

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