Il y a 11 ans que je suis maman, 11 ans qu’il est né. Ce fils tant attendu, le Messie de ma famille maternelle (60 ans qu’ils attendaient LE garçon) et tout simplement le premier enfant depuis ma propre naissance, une attente qui s’était fait angoisse au cours de la grossesse.

Vouloir un garçon en premier

D’aussi loin que je me souvienne, je voulais être maman et d’un garçon en premier. J’y vois le fait qu’à ma naissance tout le monde a été déçu, il faut bien l’avouer, d’absence de service 3 pièces entre mes jambes 😉 Je suis d’une époque où il n’y avait pas d’écho et où les gynécos lançaient leurs pronostics en fonction des battements cardiaques (en tout cas, pour celui qui suivait ma mère).

Après moi le déluge mes parents ont tenté d’avoir ce garçon qui n’est jamais venu (une autre fille non plus, tu vas dire).  Du côté paternel, des cousins sont venus étancher la soif de mâlitude, pas du côté maternel (la mère étant la seule de sa « fratrie » de soeurs à s’être casée).

J’imaginais naïvement un fils à mon image, tout mon portrait physique, mêmes goûts…

Avoir un fils : la réalité

La grossesse avait déjà jeté un froid dans mes rêves, l’accouchement aussi mais j’ai eu la joie d’accueillir un fils en bonne santé et… le portrait craché de son père (même les particularités physiques – non je ne parle pas de l’entrejambe ;-))… les défauts de mon cher et tendre puissance 4 1000…

Mais une intelligence exacerbée qui fait le bonheur de conversations très poussées par rapport à son âge et qui fait les délices de sa maîtresse et la joie par anticipation de la directrice adjointe du collège qui avait conversé avec lui à l’inscription 😉 .

Une sensibilité à fleur de peau…

Mais aussi un caractère bien trempé.

Mon pré-ado

11 ans, des envies grandissantes d’indépendance, le terrible eleven par moments et se rendre compte qu’il n’a presque plus besoin de moi.

Le voir finir cette école où il a passé 8 ans de sa vie, des regrets face au temps qui passe si vite…

Vouloir remonter le temps, l’élever autrement, sans toutes mes erreurs de maman débutante, trop influençable… fermer mes oreilles aux mauvaises langues…

Voir que je lui ai refilé mon perfectionnisme, ma trop grande sensibilité aussi…

Élever un garçon : c’est plus dur que d’élever une fille ?

Si je devais faire un « match » entre mes 11 ans de mère de WonderBoy contre les 5 ans de mère de WOnderGirl, le match serait inégal… en terme de durée mais aussi de circonstances de vie. Mon grand est celui qui a le plus souffert de la maladie de sa grand-mère…circonstances qui ont influé son caractère de petit enfant, j’en suis persuadée…

Et puis il y a un troisième larron dans la place, un autre garçon, au caractère si différent, plus facile car plus rêveur, plus calme, moins demandeur, plus autonome…

Ce n’est pas plus difficile d’élever un « sexe » plus qu’un autre, ça dépend de la personne qu’on doit élever. Peut-être que si j’avais eu une deuxième fille, elle m’aurait fait tourner bourrique, qui sait ?

 

En tout cas, mon aîné fait ma fierté, j’étais fière il y a 11 ans d’accueillir mon ptit battant, et je suis fière de voir ce grand gaillard, presque aussi grand que moi, faire bientôt ses premiers pas au collège.

 

Je t’aime mon grand !

C’était ma participation aux #jeudiseducation sur le thème « Elever un garçon ».

Ils parlent aussi éducation :

– Ma vie de maman louve : Est-ce la même chose d’élever une fille et un garçon ? http://maviedemamanlouve.com/est-ce…
– Maman et ses pitchouns : les jeudis éducations : élever un garçon https://mamanetsespitchouns.wordpress.com/…
Les idées du samedi: Laissons leur le temps de grandir!! http://lesideesdusamedi.fr/temps-gr…
Sweetdaddy : Élever un garç…deux garçons – http://www.sweetdaddy.fr/elever-un-…
Prochaine #jeudiseducation le 1er septembre sur le thème de la rentrée scolaire !

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