Dans le monde merveilleux des jouets et des collections, les labubu tiennent aujourd’hui une place à part. Drôles de créatures animalières, mi-adorables mi-bizarres, ils ont su conquérir le cœur de nombreux enfants… et d’encore plus nombreux adultes ! Mais derrière leurs petites dents pointues et leur allure décalée, les labubu interrogent l’air du temps : comment affirmer sa différence avec un objet que tout le monde convoite ? Plongeons ensemble dans ce drôle de paradoxe.

Table des matières :
Un petit monstre anti-mainstream… devenu star des réseaux
À la base, Labubu n’a rien du héros classique : ni lisse, ni consensuel, il se distingue justement par son côté farfelu, drôle et un brin rebelle. Comme une petite créature venue d’ailleurs qui susurre à l’enfant (ou à l’adulte) : « N’aie pas peur de sortir du moule, sois toi-même ! ».
On aurait donc pu penser que Labubu resterait confidentiel, affaire d’initiés et de collectionneurs pointus. Mais c’est tout l’inverse qui s’est passé : Instagram, TikTok, groupes Facebook de passionnés… Labubu s’est imposé comme icône virale, accumulant fans, déclinaisons et goodies en tous genres ! Chacun veut « son » Labubu, version limited edition ou pas.

Le paradoxe : la différence en série
La vraie question surgit alors : peut-on vraiment affirmer sa singularité, son côté original, grâce à un objet désormais produit à la chaîne, popularisé par des milliers de posts ? Afficher fièrement son Labubu sur les réseaux, est-ce encore sortir du lot… ou rentrer dans la nouvelle norme de l’originalité « instagrammable » ?
C’est tout le paradoxe de l’époque : nos envies de différence sont si partagées qu’elles finissent par devenir, elles aussi, des tendances. Labubu, avec son esthétique si singulière, devient alors une figure de la « différence standardisée ». On l’achète parfois pour s’affirmer, se démarquer… mais ce faisant, on rejoint une vaste communauté de semblables qui font tout comme nous.

Instagram, TikTok : la singularité… en stories
Impossible de parler de Labubu sans évoquer la folie des réseaux. Plutôt que de cacher ses labubus dans une chambre (ou un salon, avouons-le), le collectionneur 2.0 les met en scène : photo stylée, montage soigné, mise en scène « vraie fausse improvisation »… Le Labubu devient prêt-à-partager ! Comme si, pour affirmer sa différence, il fallait en faire la démonstration publique en l’accrochant à son sac. On dégaine le hashtag #Labubulife, on compare son exemplaire (“J’ai le super rare !“) et, sans s’en rendre compte, on s’inscrit dans une logique de conformité… à la différence !
L’unicité, mythe ou réalité ?
Et si derrière l’envie d’être original(e), il y avait surtout une soif d’appartenance ? Les enfants le savent bien : ce n’est pas « qui a la figurine la plus rare ? » qui compte, mais le plaisir de partager ses trouvailles, d’en parler, de jouer ensemble. Les Labubu, objet de collection pour adultes comme jouet doudou pour enfants, révèlent ce paradoxe : ils symbolisent autant la quête de soi que l’envie de faire partie d’une tribu.
Curieusement, c’est peut-être là que réside la vraie magie de Labubu : dans sa capacité à rassembler autour d’une différence affichée et joyeuse, où chacun peut — paradoxalement — affirmer son originalité en étant plusieurs à le faire. Labubu, c’est la preuve qu’on peut être unique… à plusieurs !
Petit test ludique : êtes-vous vraiment original(e) dans la Labubu sphère ?
- Publiez-vous fièrement la photo de votre Labubu tous les premiers mardis du mois ?
- Échangez-vous en secret des astuces pour débusquer des éditions limitées ?
- L’un de vos enfants (ou vous-même) a-t-il déjà surnommé son Labubu différemment à chaque saison ?
- Avez-vous déjà tenté de customiser un Labubu… (et posté le résultat !) ?
Si vous avez répondu oui à au moins une question… bienvenue au club des originaux pas si isolés que ça !
En conclusion
Labubu, c’est l’invitation à prendre la différence avec légèreté, à jouer de sa singularité sans trop se prendre au sérieux. Qu’on soit parent collectionneur ou enfant rêveur, on se reconnaîtra sûrement dans ce paradoxe doux-amer de l’époque : rêver d’être unique, tout en adorant appartenir à une communauté de passionnés.
À vous maintenant : que vous inspirent les Labubu ? Plutôt envie de casser les codes, ou de partager la magie avec toute la famille ? Racontez-nous vos histoires : la vraie originalité, c’est peut-être d’oser l’aventure… ensemble !





Personnellement je n’aime pas mais mon fils adore bien entendu comme tout les enfants
Ma fille n’aime pas mais elle est plus grande (14 ans), elle préfère les Ziggy (peluche scandinave) tu connais ?
Coucou,
Impossible de ne pas connaître.Il a suffit que des célébrités la remettre en avant pour déclencher ce phénomène de mode. Personnellement, je n’ai pas craqué, ni ma fille d’ailleurs.
Gros bisois et bon dimanche.
Ici non plus on n’a pas craqué !
bonjour, comment vas tu? j’ai parlé moi aussi du phénomène sur mon blog. mais personnellement je n’en possède pas. j’ai l’impression que cette mode touche les plus jeunes en france. passe un bon dimanche et à bientôt!
Oui ce sont en effet les enfants qui sont les plus grands amateurs dans notre pays !
Je déteste !!!!!
Je ne comprends pas l’engouement autour de ses choses, si ce n’est de faire dépenser de l’argent encore pour des conneries qui seront un jour oublié dans un placard….
C’est ma fille qui m’a prononcé le “nom” pour la première fois quand elle a vu son petit frère rentrer de l’école avec une sorte de médaille qu’il avait fait aux activités durant la cantine…
Certains se battent pour ces petites saletés, pour moi jamais je ne dépenserais un centime là dedans si un de mes enfants le demande, et heureusement ils ne sont pas touchés par ce phénomène ouf !!!!!
Les miens non plus n’aiment pas les Labubu. Ma fille est plutôt adepte des peluches toute douces et mignonnes