bébé endormi au lit avec son doudou

Source : Pixabay

Quand j’y pense c’est fou. Depuis plus de 9 ans et demi, je fais et refais une bonne partie de mes gestes de maman tous les soirs, mécaniquement. Bientôt 10 ans donc que je couche un puis deux puis trois enfants. Bientôt 10 ans que tous les soirs ou presque que s’enchaîne, pour chacun, leur rituel du coucher mais finalement je me rends compte qu’en presque 10 ans, celui-ci a été comme un gouvernement, remanié à plusieurs reprises mais tout en conservant quelques bases indispensables…Bientôt 10 ans que la grande messe du sommeil se joue ici chaque soir avec quelques très rares exceptions puisque que WonderKid n’a découché qu’une seule fois, WonderGirl, jamais. Il n’y a que WonderBoy qui allait dormir deux à trois fois par an chez des copains de classe pour une nuit.

A la bonne heure

Trouver l’heure idéale pour commencer le rituel du coucher entre celle qui nous semblent à nous parents une heure raisonnable, qui respecte leurs besoins en sommeil mais aussi en respectant leur envie physiologique de dormir, c’est un exercice souvent périlleux. Je jongle, comme beaucoup. Ce qui est vrai un moment, ne l’est plus forcément quelques semaines plus tard.

Il faut être attentif, à chacun. La difficulté s’accroît avec le nombre d’enfant, un bébé n’est pas un petit garçon, un grand garçon n’a pas les mêmes besoins qu’un petit garçon.

Ici le rituel commence à 20h30, l’énergie baisse, les bâillements apparaissent ou alors au contraire, quand ils s’énervent trop, c’est aussi signe de fatigue.

« Pipi, les dents, tu commences par quoi ? »

Leur donner le choix, pour les faire avancer. Contrer les « lui d’abord », « elle en premier » en changeant les idées et en évoquant le livre qui sera lu. Souvent, c’est celui ou celle qui dit ça qui va, oh miracle, aux WC en premier.

Laver les mains, choisir entre la brosse à dents électrique Princesse Disney,  la brosse à dents manuelle Caillou ou la brosse Cars ou crocodile… Choisir son dentifrice, celui au goût Bubble gum, ou celui à la fraise. Passer WonderKid au dentifrice pour les plus de 6 ans car j’ai découvert ses premières dents définitives il y a peu. Se rendre compte qu’il grandit encore, mon loulou….

Sortir le vieux sablier que ma mère se servait en cuisine, pour les motiver à respecter le temps de brossage, voir s’égrener les grains roses, repenser à mon enfance…

Rassembler les troupes : livres, doudous et jouets

En profitant pour désencombrer le salon, remonter dans leurs chambres les jeux et jouets délaissés.

Faire la tournée des pièces pour retrouver le doudou planqué dans un tiroir ou caché sous un coussin, pour éviter les pleurs dans le livre et devoir se recoltiner l’escalier en sens inverse, un enfant dans les bras (devine lequel ?) pour retrouver l’ami des jours et des nuits.

Choisir parfois un livre dans le sac de la bibliothèque, l’élu du soir, voire parfois le livre de la bibliothèque de l’école, qu’il faudra rendre demain.

Puis monter enfin.

Dans quel ordre coucher les enfants d’une fratrie ?

Un ordre mais quel ordre ? Quand je parle justement de géométrie variable en titre de ce billet, je pensais justement à ça.

Un enfant à coucher, la question ne se pose pas.

Deux enfants et un papa impliqué, la question ne se pose pas non plus.

Trois enfants et c’est là où ça se gâte (ou pas).

Voilà 6 ans et demi qu’ils sont trois. Régulièrement, cet ordre change même si maintenant on est dans une certaine routine, maintenant que WonderGirl est une petite fille.

C’est elle qui a les plus grands besoins en sommeil, du haut de ses 3 ans et demi, elle fait encore la sieste. Il lui fait ses neuf heures de sommeil nocturne et son heure voire ses deux heures en sieste de l’après-midi.

Pour WonderKid 12h de sommeil ne lui font pas peur mais pas question qu’il ne dorme avant 21h30. Les veilles d’école, il dort 9h30 et se rattrape les trois autres jours.

WonderBoy est réglé sur ses 22h/7h, quel que soit le jour. Il lit dans sa chambre, on a de la chance.

Bref après ce détour sur les besoins en sommeil de mes mômes, laisse-moi te conter ces fameux remaniements dans les couchers de mes mômes.

Quand WonderGirl était nouveau-née, elle dormait souvent quand nous couchions ses frères, soit dans mon landau, soit dans mes bras. Si elle dormait dans mes bras, elle se retrouvait à coucher son frère avec moi car elle avait le sommeil hyper fragile. La poser, c’était prendre le risque de la réveiller et de se retrouver avec un bébé bougon. On a zappé le « dépôt » donc.

C’était facile, ça a duré 9 mois. Là terminé, plus de bébé endormi à l’heure du coucher. Il a fallu en gérer trois. Après quelques tâtonnements, une nouvelle formule fut mise en place. Monsieur lisait l’histoire aux deux derniers là-haut pendant que je couchais le grand. Monsieur couchait la petite laissant WonderKid l’attendre. Mauvais plan, il a fini par crier au scandale (le mot est faible…). Ça n’a duré donc qu’un temps trop court à nos goûts.

La grand a appris à lire entre temps. Ça nous a sauvé. Début du CE2, passionné de lectures, nous avons donc pu le déposer sur le chemin conduisant aux chambres des derniers, en compagnie de la Cabane Magique, de Harry Potter et d’autres passionnantes lectures.

Le soir, nous couchons d’abord les derniers. Chacun dit quel parent il veut et s’engage à rester avec l’autre parent si le même parent a la chance d’être choisi deux fois. C’est la règle, ils la connaissent et ne disent rien. Celui qui part le premier de l’étage couche WonderBoy. Car même (malgré) à 9 ans, nous aimons pouvoir discuter un peu avec lui, choisir une lecture commune, manga et BD avec Papa et moi, je lui lis en ce moment l’Homme à l’Oreille cassée d’Edmond About, le livre que m’a donné ma Mémé pour mes 8 ans, un livre qu’elle avait en étant jeune. Transmissions de souvenirs…

« Une histoire, un câlin et au dodo ! »

On prépare les habits pour le lendemain, on parle de ce qu’on verra, de qui on rencontrera. C’est parfois le moment où on en sait plus sur les petits chagrins, les envies du moment.

C’est le choix de l’histoire, très rapide ici, histoires de princesses pour WonderGirl, de super héros ou de Star Wars pour WonderKid.

Un câlin plus tard, on rassemble les peluches et les doudous, on vérifie que la veilleuse fonctionne bien, qu’il y a de l’eau à portée de main et c’est l’extinction des feux.

Là où le bât blesse pour nous parents, c’est que les enfants ne nous laissent pas partir avant d’avoir sombré dans les bras de Morphée. Ça fait des mois maintenant. Nous pensions que c’était pour un temps, un temps qui s’éternisent pourtant. La peur de noir, le besoin de nous avoir pour eux seuls, le besoin d’être aimé sans doute quand on a des parents qui vont tout pour être bienveillants mais qui flanchent souvent. La fatigue est mauvaise conseillère dans mon cas, je le sais.

Il faut donc qu’on réinvente encore une fois ce rituel du coucher pour qu’ils s’endorment apaisés plus rapidement (car nous aussi on a sommeil ;-)).

Et chez toi c’est quoi le rituel du coucher ?

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C’était ma participation à mon rendez-vous « les jeudis éducation » !

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Ils parlent aussi du sommeil : Big Papa, Fannyfans, Drôle de Maman qui nous propose une histoire qui endort les enfants, Les idées de Lauréa qui nous présente un réveil ludique, Tite pomme zen, Un bébé bio, Un landau à talons, Mère Débordée, Bulles de Plume, Mamgrenouilles, Maman Super Geekette

Ils parlent aussi « éducation » : Bastien et les Blipoux, un livre jeunesse d’éducation positive,  Peppa Pig et la bienveillance,

Et la semaine prochaine, je te propose comme thème : « lui parler d’amour » (approche de la St Valentin oblige !)

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