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Source : Pixabay

Il y a huit ans, je me suis retrouvée confrontée au grand saut pour WonderBoy. Il allait à l’époque en halte-garderie et du haut de ses deux ans et de sa grande soif intellectuelle, il s’ennuyait ferme là-bas. A l’époque je ne pensais pas du tout IEF, c’est tout naturellement que j’ai pensé le mettre à l’école. Naïvement, j’ai parlé de ce projet à la directrice qui m’a sorti tout de suite : « surtout, ne le mettez pas à l’école J. !« . Cette école est l’école publique dont nous dépendons. Je ne suis pas originaire de ma ville que j’ai rejointe en 2005. Alors j’ai pensé à mon enfance et au fait que moi, j’avais fait les deux écoles.

Ecole publique versus école privée : j’ai fait les deux écoles

Jusqu’en fin de CM1, j’étais dans le public. C’était les écoles les plus proches de chez moi à pied, c’est tout simplement ce qui a motivé le choix de mes parents.

CM2 : changement d’école, mon père m’a mis dans une école privée, près de son lieu de travail. Excuse qu’on m’avait donné alors : c’était l’école « avant » le collège où il voulait me mettre ensuite, je me ferai des copines que je retrouverai ensuite. En fait, suite à des problèmes personnels, c’est surtout pour une affaire de sécurité que j’y suis allée.

Ces deux écoles avaient des professeurs dont je garde un excellent souvenir. J’ai acquis les bases mais aussi des notions de respect, les valeurs de la République mais aussi du catholicisme et je n’ai eu affaire qu’à peu de personnes non respectueuses… sauf une maîtresse et un maître… malheureusement 🙁 Respect fut le maître mot de presque tous les professeurs des deux écoles.

Mais dans la cour de récréation, c’était encore un peu la guéguerre. En passant du public au privé, j’ai auréolé de « gloire » auprès de mes camarades (pourquoi, je me le demande encore).

Quand j’ai fait le chemin inverse au collège, j’ai été vite exclue et traité de « sale catho » (alors je ne parlais pas de religion).

Pour les enfants, un choix guidé… par le feeling

Tout en guidant donc WonderBoy sur le chemin de la propreté (sésame pour l’entrée à l’école), j’ai donc mené ma petite enquête dans le voisinage sur les écoles du coin, privées comme publiques car justement je n’avais aucun a priori du fait de mon propre passé scolaire ante sixième (c’est quand même important de le préciser…ce n’est pas le cas pour le collège dont je garde de mauvais souvenirs).

J’ai pris un premier rendez-vous auprès d’une école, près de chez moi. J’ai été accueillie, mon mari, mon fils et moi avec prévenance, avec patience. Le feeling est passé, je savais que je pourrais leur confier mon enfant. Le projet éducatif était proche du mien et des valeurs que nous souhaitions transmettre à nos enfants.

Cette école est toujours celle de mes enfants. En sept ans bientôt, les professeurs ont parfois changé mais l’équipe enseignante est toujours à l’écoute des enfants et des parents. Je pense aussi qu’en écoutant ce que les professeurs ont à nous dire, en sachant se remettre en question d’un côté comme de l’autre, enseignants, parents et élèves, nous bâtissons une relation de qualité dans un seul but : le bien-être de nos enfants.

J’espère trouver un collège et surtout des enseignants avec qui j’aurai ce même feeling. Et oui, la quête reprend cette année puisque WonderBoy entrera en CM2 en septembre.

Public, privé, nous verrons bien où nous conduirons nos pas. Je ne suis pas sectaire, je ne prêche pas le « tout privé » ou le « tout public ». Nous avons la chance de pouvoir choisir même si parfois le budget nous oblige à un choix plutôt qu’un autre.

Tant que je sens de la bienveillance et un cadre autour de mes enfants, ma confiance sera là. Tant que mes enfants seront contents d’y aller, je serais satisfaite.

Apprendre aussi à la maison

Je ne suis pas du tout enseignante, loin de là. J’admire également les mamans pratiquant l’IEF, je ne suis pas assez pédagogue pour cela et pas assez patiente.

Pourtant les mercredis, les soirs et les week-ends, j’aime discuter des passions et des interrogations de mes enfants, j’aime les aider à approfondir leurs centres d’intérêt et leur faire découvrir de nouvelles choses. Cela passe souvent par le biais des activités sportives, culturelles ou en rapport avec la nature ou la cuisine.

WonderGirl pleurait en septembre de ne pas avoir de devoirs le mercredi lol (on en reparle dans deu ans et demi ? ;-))  J’essaie de répondre à ses demandes comme l’apprentissage de l’écriture en capitales, les noms des princesses Disney ou les noms des oiseaux.

Pour WonderKid j’ai découvert le monde des supers héros, j’ai ressorti les planisphères et j’ai approfondi moi aussi mes connaissances sur les planètes et l’univers.

WonderBoy s’est pris de passion pour les minéraux et a décidé de commencer un collection de pierres précieuses et minéraux.

Des centres d’intérêt pas forcément au programme de l’éducation nationale mais qui nourrit leur âme. Une façon de partager avec eux et de me former moi-même, d’approfondir ou de revoir mes connaissances, de découvrir d’autres horizons.

Les voir parler de leurs apprentissages hors système scolaire est très enrichissant pour nous parents. En tout cas, ça m’apporte beaucoup.

 

Et pour finir cette participation aux #jeudiseducation je partage une vidéo avec vous… d’un des chanteurs qui a bercé ma jeunesse… Michel Sardou, l’idole de mon père et qui résume bien qui je suis et ce que je veux pour mes enfants (c’est kitsh mais bon, c’est « ben vrai » ;-))

[youtube]https://youtu.be/9bSVRzbEEQ8[/youtube]

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C’était ma participation aux #jeudiseducation sur le thème « école, IEF ».

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Ils en parlent aussi :

Ils parlent aussi « éducation » : Le terrible Two

La semaine prochaine, le thème proposé : la non violence éducative.

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