rêve femme campagne

Source : Pixabay

Je me réveille, c’est le petit matin. Une lueur blafarde perce doucement le bout de chiffon qui tient lieu de rideau. J’aperçois la télé au pied de mon lit, je perçois l’odeur du pain, du chocolat chaud et du café qui monte du rez-de-chaussée. S’étirer puis vite trouver mes chaussons, enfiler mon peignoir.

Je passe ma main par ce carré au milieu de ma porte pour enlever le verrou extérieur, celui qui m’enferme là où je dors. Drôle de porte qui ne va pas jusqu’en haut, qui me laisse entendre les bruits du dehors, de l’autre chambre et les bruits d’en bas.

Je souris en m’imaginant déjà dehors, dans le jardin, à respirer les fleurs du jardin, à entendre les bruissements de feuilles du petit bois. J’entends alors la voix de ma mère.

Je descends cet escalier. 17 marches et pourtant plus je descends, plus je reste dans cet escalier…

Et je me réveille. Vraiment cette fois-ci. C’était mon rêve de cette nuit. C’est le rêve que je fais régulièrement. Il parait que nos rêves ont un sens caché.

Moi je crois que je le connais. Cette maison, c’est ma maison. Celle où j’ai grandi. Cette chambre, c’est ma chambre de bébé puis d’enfant et de jeune fille. Le jardin que je veux rejoindre, c’est celui où j’ai passé tout mon temps enfant.

Ce rêve, c’est le rêve du paradis perdu de l’enfance.

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C’était ma participation au rdv #53billetsen2015 pour Agoaye.

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