Si tu as lu mon titre tu dois peut-être te dire que j’ai pété un boulon 😉 Et pourtant, quand je me suis renseigné sur ces nouveaux lifestyles, je me suis rendue compte que ce n’était pas bien nouveau, en tout cas dans mon entourage et surtout d’aussi loin que je me souvienne. Mes parents et grands-parents pratiquaient déjà le minimalisme, le hygge et le lagom, tout naturellement. Ces arts de vivre, qu’ils soient nordiques ou orientaux, c’était leur façon de vivre, hérités sans doute de ceux qui les avaient précédés.

Hygge façon Nordiste

Quand j’étais petite il y avait toujours des bougies chez moi, de grandes chandelles blanches tout simples, peu épaisses dans les bougeoirs. Il y avait toujours un « jeu de rechange » dans le tiroir du buffet de la cuisine.

C’était un héritage de ces temps où l’électricité sautaient parfois à cause des intempéries (il n’y avait pas encore le réchauffement climatiques). Je me souviens de quelques soirées à la bougie parce que l’électricité nous avait fait défaut. Elle revenait vite mais c’était tellement une fête qu’on ne remettait l’éclairage électrique que pour le rituel du soir.

 

Quand j’étais petite et même encore jeune adulte, les repas en famille ou entre amis c’était sacré. Rire et s’amuser, bien manger (avec une bonne bière blonde ou blanche – chti power !) c’était la norme ! Mon parrain m’avait parlé des mardis couscous de ma grand-mère (sa mère) où ma Mémé recevait ses amis. Je ne les ai pas connu (j’ai essentiellement connu ma grand-mère gravement malade) mais je me souviens bien du rituel du samedi midi : frites (avec bifstek ou moules selon la saison) où nous allions parfois manger mes 5 premières années.

Chez mon grand-père paternel, c’était le barbecue d’été, avec la linge qui séchait dans son grand jardin en guise de fond, très cliché « petite maison dans la prairie » (c’était à la campagne).

 

C’était aussi comme ça chez les copains et copines.

 

Alors en lisant le Livre du Hygge de Meik Wiking, j’ai retrouvé mon enfance et ma vie de jeune adulte. J’ai quasiment tout retrouver de ma vie d’avant.

Malheureusement dans mon entourage tant familial qu’amical, c’est un art de vivre qui s’est perdu et que je regrette beaucoup. Il y avait tant de convivialité, tant de chaleur humaine !

 

Lagom : ni trop, ni trop peu

Après le Danemark, la France a découvert le Lagom depuis quelques mois, l’art du « ni trop, ni trop peu » à la suédoise.

Je n’ai pas autant lu dessus que sur le hygge mais une chose est sûre, là encore, je nous ai retrouvé.

L’art d’acheter moins mais de meilleure qualité, de s’entourer de choses durables a fait sens encore.

Malgré de faibles revenus (mes grands-pères étaient ouvriers tous les deux, mes grands-mères femmes au foyer), mes grands-parents et parents privilégiaient la qualité à la quantité.

Les chaussures venaient toujours de chausseurs. Les vêtements étaient cousus à la maison et quelques pièces faites faire par la couturière. Oui la vie était différente c’est vrai.

Ils étaient loin de la fast fashion dans laquelle nous sommes tombés soit par nécessité (tout augmente mais pas les salaires !) soit par effet de mode (pour rester la mode nous consommons plus et donc devons souvent consommer du « moins cher » pour pouvoir suivre les tendances).

Ici c’est par nécessité mais je me dis de plus en plus que ceux qui me précèdent n’avaient pas tout à fait tord.

 

Minimalistes par nécessité

Forcément vu la situation de mes grands-parents, chaque achat était réfléchi, chaque centime économisé pour s’offrir ce qui faisait nécessité ou envie.

Quand j’ai dû vider la maison de ma grande-tante avec mon parrain, ça été vite fait en une journée. Deux tables, 6 chaises, un buffet, une commode, son lit une place, la chambre à coucher de ses parents, la TSF de son père, deux vases, un coffret de bois pour les papiers à conserver, voilà toute ses possessions au bout de 93 ans de vie.

Je pense que mes enfants auront bien plus de boulot après nous lol Pourtant une bonne partie de nos meubles sont eux même des dons et héritages…

 

Ils avaient une vie plus simple, en partie plus saine (hormis des habitudes alimentaires loin du healthy et l’usage de cette maudite cigarette) que nous.

 

Cet art de vivre à la Nordiste, n’était-ce pas ces arts de vivre que nous semblons redécouvrir ?

Commentez sur Facebook

Étiqueté dans :