Généalogie : les recherches aux archives communales

Aujourd’hui, troisième opus concernant les recherches généalogiques ! Aujourd’hui zoom sur les archives communales et les conseils issus de mon expérience personnelle ! Bien avant l’arrivée du « tout Internet », des archives en ligne et autres forums de discussion généalogiques, j’ai arpenté nombres mairies pour obtenir les actes qui me manquaient. Voici comment j’ai procédé !

Préparer chez soi sa visite aux archives communales

Sur place le temps est compté car :

  • d’une, selon son heure d’arrivée et les horaires d’ouverture, il faudra cibler ses recherches du jour. A cette fin, n’oublie pas de préparer sa visite en te renseignant sur les jours et horaires d’ouverture à l’avance.
  • de deux parce que les agents municipaux ne sont pas payés pour faire les recherches à ta place. Selon les personnes sur lesquelles vous allez tomber, on sait si on gêne ou pas. Il faut donc essayer de viser juste le plus possible. J’expliquerai plus loin comment faire.

Pour optimiser vos recherches il est impératif de :

  • faire une liste des communes de vos ancêtres. Reprendre les informations en sa possession en listant pour chaque ville les noms et prénoms de vos ancêtres, les dates de naissance, de mariage et de décès que l’on connaît. C’est la base !
  • confirmer ses sources : quand on a une date, il est indispensable dans la mesure du possible d’obtenir l’acte en question. Pourquoi ? Parce que dans un acte on y trouve pas mal d’informations qui aident à trouver d’autres actes comme l’identité des parents (avec mentions comme « décédé », date et lieu de naissance, prénoms complets selon le cas), du conjoint, des témoins. Cest derniers peuvent être des oncles et tantes, c’est parfois par eux qu’on retrouve un acte d’une autre génération ! ça m’est arrivé il n’y a pas si longtemps !
  • établir une « fourchette-temps » de recherche. Je m’explique 😉 Dans un acte, on peut trouver par exemple « fils de Machine, née en ce commune » au temps où l’état civil ou plutôt les registres paroissiaux (dits registres BMS – Baptêmes Mariages Sépultures) était moins précis que maintenant. On sait que Machine est née en cette commune, sans savoir l’année. On peut estimer qu’elle est née 15 à 50 ans avant son enfant (fourchette large).

On se munit de son carnet de généalogie, on inscrit donc pour chaque commune une liste comme celle ci-desous :

ex. Wattignies
1835 _ 1850 Dumont Valérie mariage
1850 Dumont Valérie mariage / Lampin Joséphine naissance / Delmarle Charles décès
1875 ! Dumont Valérie décès (1875 étant la dernière date où on a su que la personne était vivante – attention elle peut être décédée cette année-là ! Il faudra donc consulter ses actes)

Cette façon de procéder permet de gagner du temps sur place ! En effet, un registre est tenu chaque année et liste les naissances, mariages et décès de l’année. Je sais donc qu’en 1850 je devrais chercher le mariage de Dumont Valérie, la naissance de Joséphine Lampin et le décès de Charles Delmarle ! D’une pierre, trois coups 😉

Sur place, montrez patte blanche

Il faut savoir que normalement, les actes de naissance de moins de 100 ans, les actes de mairage de moins de 75 ans et les actes de décès de moins de 30 ans ne sont pas disponibles au public sauf pour les descendants directs. On peut donc te demander de prouver ta filiation. Il faut donc se munir de sa carte d’identité et du/des livrets de famille nécessaire(s).

Evite d’aller déranger toutes les 3 secondes l’officier de l’état civil qui a autre chose à faire 😉 Il vaut mieux regrouper ses demandes en amont, à savoir exploiter les tables décennales AVANT de consulter les tables annuelles.

Tables décennales de l’Etat Civil mode d’emploi

Tous les 10 ans, un livret reprend la liste de toutes les naissances, tous les mariages et tous les décès de la commune.


Pourquoi exploiter cela en premier ?

  • les tables décennales permettront de trouver les fratries (attention, il peut y avoir des cousins, des homonymes, même des frères et soeurs portant les mêmes prénoms, le deuxième portant les noms d’un aîné décédé), idéal si tu souhaites faire une généalogie complète.
  • à partir de la date de naissance d’un ancêtre on peut voir apparaître la date de mariage de personnes portant le même nom (aux alentours de cette date, quelques années avant, voire un à deux ans plus tard si l’enfant a été reconnu par mariage) : il suffira ensuite de vérifier dans l’acte de naissance les noms des parents, et on aura (peut-être) la date de mariage de ses parents;
  • dans les tables décennales on peut trouver une date de décès inconnue jusque là : il suffira de lire l’acte de décès pour vérifier qu’il s’agit bien de la bonne personne !

C’est donc une mine d’or à exploiter ! Prends des notes dans ton carnet et recoupe les informations avec celles précédemment en ta possession. Ensuite reprends ta liste « commune » et note les nouveaux actes à chercher dans les tables annuelles.

Tables annuelles mode d’emploi

Selon l’année et la taille de la commune on retrouve les actes de naissance (de baptème avant 1792, date de création de l’Etat Civil), de mariage et de décès (ou de sépulture sous l’Ancien Régime) soit à la suite soit séparés par thématique (ex. tous les actes de mariage ensemble etc).

Il existe en fin d’ouvrage la liste complète des actes dressés dans l’année concernant les actes d’état civil à savoir : le numéro de l’acte, le nom et prénoms du/des intéressés et la date de l’acte. Attention, l’acte de naissance et l’acte de décès ne sont pas forcément dressé le jour même de l’événement. Il faudra lire attentivement l’acte pour recueillir les bonnes informations.

Les actes d’état-civil et les actes des archives paroissiales

L’acte de décès ou de sépulture : le plus intéressant des trois actes

Dans cet acte, on peut y trouver résumé la vie de son ancêtre. En fonction du moment où il a été établi et de la personne qui l’a rédigé (certains prêtres étaient plus prolixes que d’autres) on y trouve :

  • l’identité de la personne décédée: nom et prénoms ;
  • son âge ou sa date de naissance et lieu de naissance ;
  • sa profession ;
  • son statut matrimonial : célibataire, marié, veuf, divorcé (et donc une indication sur le conjoint survivant) et les nom et prénoms du conjoint;
  • nom et prénoms des parents, indication si chaque parent est vivant ou décédé et le statut de la personne décédé (enfant légitime – né après le mariage des parents ou légitimé par celui-ci ou enfant naturel);
  • date et lieu du décès;
  • nom et prénoms des déclarants avec mention d’un éventuel lien de parenté.
  • en mentions (souvent dans la marge), on peut y trouver d’autres indications comme la mention Mort pour la France etc
Source : -alessio-fiorentino-unssplash

L’acte de mariage

Dans cet acte on y retrouve l’état civil complet de la personne et le fait que la personne était majeure ou non. Dans ce cas, les parents sont présents pour donner leur accord – on sait donc s’ils sont vivants à cette date.


La profession au moment du mariage est également indiquée. Le statut matrimonial est présent également (avec mention des dates de divorce ou de décès du/des précédents conjoints).


On y trouve également dans les actes les plus récents le régime matrimonial avec indication d’une date de contrat de mariage et le nom du notaire qui l’a reçu.


Il peut y être question d’enfants qui sont légitimés par le mariage avec indication des nom, prénoms, date et lieu de naissance.
Enfin on y trouve les nom et prénoms des témoins avec éventuel lien de parenté.

Des mentions peuvent également être présentes :

  • mention d’un jugement de divorce ;
  • mention d’un changement de régime matrimonial suite au mariage

L’acte de naissance ou de baptème

On y trouve :

  • la date de rédaction de l’acte (qui n’est pas forcément la date de l’événement);
  • les nom et prénoms du nouveau-né;
  • la date et lieu de naissance
  • l’identité des parents (nom et prénoms, âge ou date et lieu de naissance, profession, adresse) et indication du statut de l’enfant (légitime ou naturel)
  • les nom et prénoms du/des déclarants, profession, lien de parenté éventuel, adresse : il s’agit souvent du père, parfois un grand-père (c’était le cas pour mes ancêtres enfants naturels), une sage-femme etc…

On peut y trouver en mentions :

  • la date de reconnaissance par l’un des parents (souvent la mère célibataire) ou de légitimation (par acte de mariage consécutif des parents);
  • les date et lieu de mariage ;
  • les date du divorce et lieu du tribunal ayant dissous le mariage ;
  • les date et lieu de décès ;
  • la date de mise sous tutelle ou curatelle

A partir des informations glanées dans les actes trouvés, une à plusieurs générations se sont certainement ajoutées.

Mettre au propre les informations récoltées

Je conseille de noter rapidement dans le carnet de généalogie ou un logiciel de généalogie les nouvelles informations récoltées. Ensuite, on en revient au point de départ : établir une liste d’actes à chercher dans telle commune etc. C’est la boucle sans fin de la généalogie ascendante !

Voici un modèle de fiche à remplir (la signification des abréviations se trouvent dans l’une des premières photos de l’article ;-)) :

Alors, prêts à arpenter les couloirs des archives communales ?

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