Je garde peu de souvenirs culinaires de mon enfance. Ma mère était adepte de la nourriture « qui nourrit » et point barre, pas d’exploration culinaire et elle passait le moins de temps possible en cuisine. N’ayant pas connu ma grand-mère maternelle et le peu que j’ai connu mon autre grand-mère elle était gravement malade, je n’ai pas connu les gâteaux de grand-mères. Pour j’ai le souvenir d’un gâteau à la crème de beurre, pas écoeurant, à la génoise légère et souvent recouvert de morceaux d’ananas et de copeaux de chocolat.

Ce gâteau, c’est ma madeleine à moi, le souvenir de ma Tantine, soeur de mon grand-père paternel. Gouvernante dans une ferme, elle a continué à tenir la « maison » même une fois en retraite. C’est avec feue sa patronne qu’elle avait appris la cuisine et la pâtisserie. Alors quand je passais à l’occasion un dimanche en fin d’après-midi lui faire un petit coucou au retour de la maison de mon grand-père paternel, j’avais le droit à une part de gâteau… si les petits-neveux de son ex-patron en avaient laissé…

Je me souviens comme j’étais aux anges et je dégustais ce gâteau à l’allure d’un escargot. Je n’ai jamais mangé depuis un gâteau d’une telle légèreté. Je tiens sans doute mon addiction aux gâteaux à l’ananas de là…

Et toi, c’est quoi ta madeleine de Proust ?

*********************************************

C’était mon lundi à deux pour Alice et Zaza.

Commentez sur Facebook

Étiqueté dans :