femme triste

Et si j’étais cette femme, discrète, que l’on ne remarque pas…

Et si j’étais cette femme, qui se force à sourire, alors tout hurle à l’intérieur d’elle…

Et si j’étais cette femme, qu’on jalouse, parce qu’elle a des choses que l’on n’a pas et pourtant, si on connaissait l’envers du décor…

Et si j’étais cette femme, qu’on s’amuse à rabrouer, comme un chien parce qu’on la juge « incapable », « incompétente » alors qu’elle n’est juste « que » calme et posée…

Et si j’étais cette femme, qui reçoit l’une de ses vieilles amies, qui se dit qu’elle se rendra compte que ça ne va pas et qui voit cette amie détourner le regard…

Et si j’étais cette femme, qui pleure devant sa mère qui ne bouge pas le petit doigt…

Et si j’étais cette femme, qui joue la comédie du bonheur devant sa famille réunie, parce que de toute façon, ils ne l’aideront pas, après tout, « chacun sa merde » comme ils disent.

Et si j’étais cette femme, accusée injustement et qui tremble quand le téléphone sonne, quand le facteur dépose le courrier et sonne pour un recommandé, qui baisse la tête dans la rue, qui a peur de ces autres qui l’ont détruite moralement.

Et si j’étais cette femme, qui envie celles qui ont eu le courage ou la chance de pouvoir faire la carrière qu’elle veule, qui peuvent se former au métier dont elles rêvent..

Et si j’étais cette femme, qui fuit sa famille pour ne pas qu’elle sache quel monstre elle aime en fait…

Et si j’étais cette femme, qui n’a rien à reprocher à son compagnon mais qui rêve d’autres bras, qui reste malgré tout pour ne pas détruire son couple, sa famille.

Et si j’étais cette femme, qui s’étiole dans sa maison, qu’elle compare à une prison dorée…

Et si j’étais cette femme, rabaissée par sa hiérarchie, harcelée moralement mais qui reste là parce que par les temps qui courent, elle ne trouve rien ailleurs et qu’il faut bien faire vivre sa famille…

Et si j’étais cette femme, qui ne peut fuir celui qui la trompe, qui prend leur foyer pour un hôtel de passage parce qu’elle dépend de lui financièrement.

Et si j’étais cette femme, qui se sent une mère complètement nulle, si loin de ce qu’elle rêvait avant leurs naissances, qui ne savait pas qu’être mère était le métier le plus exigeant du monde.

Et si j’étais cette femme, qui pleure, qui tremble pour ses enfants, qui se demande si un jour, elle n’aurait pas su détecter un malade à qui elle les aurait confié en toute confiance…

Et si j’étais cette femme, qui se dit que son homme serait plus heureux avec une autre…même si elle l’aime à en crever et que cette idée lui fait si mal…

Et si j’étais cette femme, qui se demande où est passé la petite fille joyeuse qui prenait chaque jour comme un cadeau…

Et si j’étais cette femme, qui voudrait pouvoir revenir en arrière pour tout recommencer…

Et si j’étais cette femme, qui a envie de tout plaquer, de tout recommencer ailleurs mais qui n’arrivera jamais à partir…

Et si j’étais cette femme, qui voudrait retrouver la confiance en ses semblables et en la vie mais qui ne sait pas comment faire…

Et si j’étais l’une de ces femmes, saurais-tu me tendre la main et m’aider ? Serais-tu voir derrière mon apparence, mes souffrances profondes ?

pavé dans la mare

 

C’est mon pavé dans la mare, le rdv de Mère Cane.

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