Avoir un enfant perfectionniste

23/06/2016 , In: Autonomie
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« Mais de quoi tu te plains ? », « ça doit être génial pour l’école »… voilà quelque unes des réflexions que j’entends quand je dis que mon grand est perfectionniste. Bonne ou mauvaise nouvelle, vraiment ? Pour vivre avec, je sais que ça n’a pas toujours du bon.

« Maman, attention, mes notes sont nulles »

Hier j’ai signé ses derniers évalutations. Pourtant il m’avait prévenu : une floppée de notes comprises entre 16 et 20 sur 20… et une et une seule malheureuse note, juste avant les dernières vacances en dessous de la moyenne, un 9,5 sur le passé simple. Une seule note et alors, toutes ses notes étaient nulles… (soupirs).

 » Je suis nul en anglais »… avec 19,5 de moyenne… parce qu’il ne comprend pas les paroles d’une chanson qu’il entend… »Mais toi tu comprends plus que moi »…et moi j’ai combien d’années d’anglais derrière moi…

Le perfectionnisme : cadeau ou plaie ?

Pour moi c’est un cadeau empoisonné. Un cadeau car les employeurs adorent les employés ayant cette qualité oui c’est vrai.

Mais pour celui qui le vit, ça peut tourner au cauchemar, à rechercher le résultat parfait, en tout lieu et en toute circonstance. J’en sais quelque chose, malheureusement. Avec le temps et la maternité, j’ai appris à baisser mon niveau d’exigence, je ne peux mettre mon énergie partout et il est bien connu que le mieux est l’ennemi du bien. Je cantonne la recherche de perfection à ma vie pro, à tout ce qui touche finalement l’extérieur.

J’ai appris à relativiser pour un gâteau raté…

L’héritage maternel

Etant l’aîné de la fratrie, mon grand m’a vu aux prises avec ce perfectionnisme qui était alors encore très fort chez moi. Avec le temps j’ai relativisé donc mes deux autres enfants m’ont connu moins exigeante avec moi-même. Pourtant aux dires de la maîtresse de WonderGirl, elle semble suivre le même chemin, refaisant ses exercices (bons) pour en fournir une version qu’elle existe plus parfaite à sa maîtresse.

Ce perfectionnisme, c’est la patate chaude que m’a refilé mon père, je le sais. Il reste à beaucoup de points de vue un modèle par le haut niveau moral qu’il avait pour lui, son travail, sa famille. Ce perfectionnisme qui a entraîné tant de stress et l’a conduit au cimetière à 43 ans.

Le perfectionnisme, le symptôme extérieur de celui qui n’a pas confiance en lui, en ces capacités et qui se juge toujours comme moins bien que le voisin.

Un démon contre lequel je lutte depuis si longtemps « trop perfectionniste » remarque sur mes bulletins, « on n’est pas obligé de faire une truc parfait » me sort chéri…

Restaurer l’estime de soi, une priorité

WonderBoy entre au collège en septembre dans une classe bilangue et ne se voit pas réussir. Je compte sur l’équipe enseignante pour restaurer son estime de lui au niveau scolaire.

Au niveau familial, je continue à lutter contre mon propre perfectionnisme, la méditation ne doit pas y être étrangère mais c’est une piste que je ne peux proposer à mon fils qui range cette pratique dans le lot des « foutaises » O_o

Insister sur les efforts fournis, plus que sur les notes, passer du temps avec lui, l’aider à prendre son envol d’homme, voilà quelques unes des pistes que je compte suivre dans les mois qui viennent.

Si tu as d’autres idées, je suis preneuse bien sûr !

Et toi tu as des perfectionnistes à la maison ?

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C’était mon #jeudiseducation sur un thème libre. La semaine prochaine, nous parlerons du thème « élever une fille ».

Ils parlent aussi « éducation » :

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    • Perrine Dufour
    • 06/07/2016
    Répondre

    Coucou,
    je ne sais pas si ma fille est perfectionniste….mais je la (me) retrouve dans ton article….
    une erreur et c’est elle la plus nulle….une estime de soi à moins de 0 dès qu’une difficulté se pointe……
    c’est dur de voir son enfant se rabaisser comme ça alors que nous ne sommes pas exigeants et que nous ne blâmons jamais ces erreurs….

    • Delphinef
    • 25/06/2016
    Répondre

    Bouuu comme je te comprends je suis comme toi et mon aîné qui passe en 6ème comme le tien est pareil …
    Bisous
    Delphine

  1. Répondre

    Ah ! Je compatis ! Perfectionniste maman de perfectionniste… De mon côté je me suis auto-limitée en devenant maman, mais pas vraiment de pistes à te proposer… En tant que maman je m’efforce de l’encourager à relativiser même si ça n’est pas facile!
    Plus jeune je me répétais une phrase de Bowie : « La perfection n’existe pas, la grandeur réside dans l’instant », quelque part qu’un instant puisse être parfait, ça me rassurait et me permettait de me dire qu’après tout il n’était pas possible d’être parfait tout le temps. 🙂
    Bonne soirée !

    • Véronique
    • 24/06/2016
    Répondre

    Bonjour
    J’ai deux pistes, susceptibles de répondre à vos interrogations. La première c’est d’utiliser le compliment « descriptif » et la seconde de bannir les « c’est bien / bon / mal / mauvais/ Gentil / Méchant ». Il s’agit plutôt de décrire puis de s’attacher à exprimer son ressenti et d’apporter des nuances à la perception du monde, des autres, de ses performances etc.
    Un exemple c’est justement « la lecture du bulletin ». Très factuelle. Je vois toutes les notes comprises entre 16 et 20. cela montre que tu remplis les attentes de tes professeurs. Qu’en penses tu?
    Ensuite il s’agit d’appliquer cela à TOUT (ou presque 😉 ). Comme la cuisine, une oeuvre d’art, un paysage…
    J’ai testé avec ma fille aînée le bulletin, ça a très bien marché. Elle me dit « maman, y a des B quand même (CP). J’ai répondu « oui c’est vrai, 5B et 30A. cela signifie que ta maîtresse constate que tu réponds sans problèmes à ses exigences en matière de lecture, écriture, comportements etc. Qu’en penses-tu? Oui. » pffff elle est partie, la confiance a été nourrie !
    J’avais une autre idée mais elle s’est enfuie. Allez, je clique quand même « envoyer » ! Bon weekend.

  2. Je le suis moi-même, je en sais pas si j’ai envie que Baby Boy soit comme moi. On verra …

  3. Répondre

    C’est pas simple d’être perfectionniste ! Avoir tout le temps l’impression que ce n’est jamais assez bien, c’est compliqué à gérer et encore plus lorsque l’on est enfant. Mais c’est assez courant chez les HP apparemment. J’en ai une à la maison qui peut recommencer dix fois quelques chose (un écrit, un dessin…) parce qu’elle n’est pas satisfaite et que ça ne correspond pas exactement à ce que son cerveau veut comme elle dit.

  4. Pingback: Votre enfant est ordinaire? Félicitations! | Parent Ultime

  5. Tu prends un enfant perfectionniste et une maman exigeante et tu as un cocktail détonnant !

    • Répondre

      J’avoue que j’étais un peu comme ça mais avec deux autres derrière j’ai appris à lâcher du leste

  6. Répondre

    Le perfectionnisme ? Mes deux le sont beaucoup, à la folie, passionnément… Leur mère aussi (oui moi) .
    Chez l’un, cela se manifeste par du travail car elle a compris qu’en bossant, elle arrivait à atteindre ce qu’elle voulait. C’est bien vécu la plus part du temps bien qu’elle soit capable de dire qu’elle est nulle avec de bons résultats et qu’elle reste assez lente en toute chose qu’elle fait, pour faire bien.
    Chez l’autre, cela se manifeste par « je ne fais pas de peur de rater ». Forcer l’expérimentation sur la récolte du fruit du travail, nous essayons en parallèle d’installer un truc qui s’appelle  » la bienveillance envers soi ». Alors, ça commence par moi (évidement). Donc, quand je suis mécontente d’une production, j’essaye de leur formuler ce que j’ai pas assez bien fait et pourquoi suivi d’un comment je peux y remédier sans me coller la rate au court bouillon, soit en fixant des objectifs satisfaisants mais possibles à atteindre.
    Perfectionniste est un avantage pour qui sait ne pas être excessif, un trait de caractère à domestiquer très petit pour le rendre vivable et être moteur d’une progression qui procure du plaisir 🙂

    • Sev
    • 23/06/2016
    Répondre

    On non ce n’est pas facile le perfectionnisme, surtout quand il est poussé à l’extrême et donne le sentiment d’être bon à rien 🙁

    Et ce perfectionnisme ne vient pas aussi de son côté HP ? Tu t’es renseignée là dessus ?

    • Répondre

      Non mais j’imagine bien que ça doit être une explication plausible. J’attends justement l’entrée au collège pour voir ce qu’ils vont penser de lui…

  7. Répondre

    Oui c’est exactement ça, j’étais perfectionniste aussi à l’école, et ce n’est pas une qualité si bien que ça pour l’enfant, c’est beaucoup de souffrance intérieure à douter de soi ou à se rabaisser sans raison. Le meilleur remède : entrer dans le monde du travail où tu dois être efficace et avoir de la confiance en soi pour progresser ! Mais il a le temps 🙂
    Sinon j’ai participé aussi : http://www.luckysophie.com/2016/06/enfants-jouer-et-apprendre-avec-peu-de-choses.html Belle journée !

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Valérie

Blogueuse - Rédactrice Web

Les WonderMômes c'est la vie de 3 enfants : WonderBoy, presque 12 ans, WonderKid 8 ans, et WonderGirl, 5 ans. Et de leur WonderMôme de maman, happy 40, de la métropole lilloise, qui travaille, passionnée de lecture, d'écriture, d'éducation, qui veut partager ses trucs, astuces, bons plans et grains de folie.

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